Égypte

Une voix

Ahma Refaat, syndicaliste égyptien du Caire, combat pour la justice sociale depuis des décennies.

Ma première arrestation remonte à 1977, lors d’une manifestation contre l’augmentation du prix du pain pendant la présidence d’Anouar el-Sadate.

Depuis lors, Refaat a subi d’innombrables arrestations, la plus récente remontant aux manifestations du 25 janvier 2011, qui ont porté au pouvoir en Égypte le premier gouvernement démocratiquement élu.

L’un des effets des protestations de masse a été la formation de la Fédération égyptienne des syndicats indépendants, qui a brisé un monopole de six décennies sur le mouvement syndical. Beaucoup d’autres syndicats indépendants sont apparus depuis lors.

Pourtant, la révolution n’est pas encore achevée pour Refaat et d’autres militants : elle ne le sera pas avant que les travailleurs, les employeurs et la société civile soient impliqués dans le processus décisionnel.

Les restrictions imposées aux syndicats doivent être levées et le dialogue social poursuivi avec sérieux si nous voulons faire de l’Égypte un pays où tous les Égyptiens aient leur place.

Bolivie

Une voix

On ne m’a pas payée les dimanches, qui étaient des heures supplémentaires, et j’ai toujours travaillé 12 heures par jour. En 14 ans, je n’ai jamais eu de vacances.

Felicidad Yugar, travailleuse domestique en Bolivie

L’OIT a appuyé des campagnes de sensibilisation telles que l’organisation de foires du dimanche qui ont fourni des informations sur les droits et devoirs des travailleurs domestiques et de leurs employeurs. Ces événements ont également renforcé la reconnaissance de la Fédération nationale des travailleurs domestiques d Bolivie et facilité le dialogue entre le syndicat et le ministère du Travail. Ce dialogue a conduit à la ratification de la convention sur les travailleuses et travailleurs domestiques, 2011 (n° 189). Le renforcement des organisations de travailleurs comme d’employeurs – dont l’appui aux réformes est crucial – est une part importante de l’assistance apportée par l‘OIT.

États arabes

Une voix

La crise économique et financière qui a frappé le monde en 2008 et la tragédie du chômage de masse qu’elle a suscitée dans de nombreux pays ont mis en relief la pertinence de l’OIT et son rôle vital au niveau socio-économique à l’échelle mondiale.

Nidal Katamine, Ministre jordanien du Travail
Président de la Conférence internationale du Travail, 2013

Nous croyons que la lutte pour la justice sociale commence ici: avec la protection des travailleurs vulnérables. La transition vers la démocratie qui est en cours dans la région arabe prouve que la stabilité sociale requiert la construction de sociétés productives et inclusives. Les principes du travail décent doivent être au cœur de ces transformations.

Nada Al-Nashif, Directeur régional de l’OIT pour les États arabes
http://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/comment-analysis/WCMS_187443/lang--en/index.htm

Rétablir la croissance, accroître son intensité en emplois et renforcer la demande interne, et rendre ces facteurs moins volatils dans l’avenir, tout cela est essentiel pour poursuivre avec succès l’Agenda du travail décent. Quand nous œuvrons pour un meilleur fonctionnement des marchés du travail, nous devons mettre particulièrement l’accent sur la promotion de l’égalité entre les genres et l’intégration des jeunes sur ces marchés.

Agenda arabe d’action pour l’emploi
Site web du Bureau régional de l’OIT pour les États arabes

Outre le chômage officiel, nous avons un chômage déguisé… Nous devrions aller dans le sens de la justice sociale dans son acception globale, et non pas seulement en termes de salaires.

Ashraf al-Arabi, Ministre égyptien de la Planification, Charm el-Cheikh, septembre 2013
http://www.ilo.org/beirut/media-centre/news/WCMS_222211/lang--en/index.htm

Bangladesh

Une voix

Émerger des ruines du Rana Plaza, au Bangladesh

Minu Aktar a été l’une des victimes de l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh, en 2013, et elle a survécu par miracle.

Minu AktarElle travaillait pour Phantom Apparels, au quatrième étage du Rana Plaza, depuis quatre ans et demi. Elle souffre encore des blessures physiques qu’elle a subies lors de l’effondrement, ainsi que du traumatisme continu lié au fait d’avoir été prise sous les décombres.

Toutefois, six mois plus tard, Minu commençait à surmonter sa souffrance avec l’appui de sa famille et grâce à un programme de l’OIT, organisé en partenariat avec le BRAC, importante organisation non gouvernementale qui apporte aux survivants les compétences dont ils ont besoin pour obtenir des emplois dans les entreprises locales.

Aujourd’hui Minu travaille dans la boutique d’un tailleur de Savar, sous le mentorat d’un superviseur et maître artisan de l’OIT/BRAC.

Voir ma famille, avoir un emploi – je me sens enfin revivre

Serbie

Une voix
Dragana Milanovic

Je suis heureuse d’avoir obtenu un emploi à plein temps après avoir suivi une formation financée par le FEJ avec Pasin Farm, une entreprise locale de torréfaction, de conditionnement et de vente au détail de café de Bačka Palanka.

Dragana Milanovic, 23 ans