Renforcer la protection sociale

La création d’un socle de protection sociale en Jordanie, en complément de l’engagement à ratifier la convention (n° 102) concernant la sécurité sociale (norme minimum), 1952, et de l’appui apporté à l’établissement d’un régime de  retraite pour les travailleurs du secteur privé au Liban et dans le Territoire palestinien occupé, met en évidence un engagement fort dans la région pour offrir des prestations de sécurité sociale à ceux qui en ont été exclus.

Le Territoire palestinien occupé se prépare à déployer un plan global de sécurité sociale produit avec l’appui de l’OIT et en consultation avec les organisations de travailleurs et d’employeurs, les gouvernements et d’autres parties prenantes. Les travailleurs et les employeurs y apporteront leur contribution et, selon les projections, le nombre total des cotisants à ce régime devrait augmenter progressivement de 82 646 en 2015 à 336 440 en 2025 pour couvrir tous les travailleurs du secteur privé. Le nouveau régime s’applique aux pensions de vieillesse, d’invalidité et de survie et aux  indemnités funéraires, ainsi qu’aux prestations de maternité et d’accident du travail, pour tous les travailleurs du secteur privé en Palestine.

Un salaire minimum dans les Territoire palestinien occupé

Dans le Territoire palestinien occupé, la Fédération générale des syndicats de Palestine (PGFTU) a établi une politique de salaire minimum basée sur la convention (n° 131) sur la fixation de salaire minimum, 1970, en liaison avec l’élimination de la pauvreté et la lutte contre le chômage. La PGFTU a utilisé la politique salariale ainsi élaborée pour influer sur les négociations relatives au salaire minimum.

Avec l’appui de l’OIT, le PGFTU a acquis des connaissances suffisantes pour participer activement aux comités tripartites sur les salaires, le travail des enfants et la sécurité sociale.

Ce régime pose les bases d’une société fondée sur la justice sociale et des normes d’existence décente pour les travailleurs palestiniens.

Shaher Raad, Secrétaire général,
Fédération générale des syndicats de Palestine (PGFTU)

Accroître la résilience des moyens de subsistance au milieu de la crise des réfugiés syriens

Le gouvernorat d’Irbid, dans le nord de la Jordanie, héberge plus de 170 000 réfugiés syriens, , qui ont fui les violentes perturbations qui ravagent leur pays.  Les réfugiés représentent maintenant plus de 40 pour cent de la population d‘Irbid

« Cet afflux de population de réfugiés dans le gouvernorat a fait que tous les services du secteur ont été affectés, et que la concurrence pour l’emploi s’est accrue », a expliqué Bassam Frehat, Gouverneur adjoint d’Irbid.

En réponse aux effets de l’afflux de réfugiés syriens sur le marché du travail de la Jordanie, l’OIT a lancé, depuis septembre 2013, une série d’initiatives pour appuyer les communautés des gouvernorats d’Irbid et de Mafraq, dans le nord du pays, qui hébergent ensemble près de la moitié de la population de réfugiés syriens en Jordanie. Le but de ces initiatives est d’atténuer l’impact de la crise des réfugiés syriens sur la Jordanie en renforçant l’accès aux possibilités d’emploi et aux moyens de subsistance pour les résidents des communautés d’accueil. L’OIT se concentre notamment sur les emplois  à faible revenu qui sont soumis  à une concurrence plus forte du fait  de l’afflux des réfugiés.