Protéger les travailleurs migrants et assurer un emploi productif et un travail décent

L’OIT détient un mandat constitutionnel de protection des intérêts des travailleurs employés dans des pays autres que le leur.

Ses compétences techniques sur tous les aspects du travail et le caractère tripartite de ses mandants lui ont conféré un rôle exceptionnel dans le débat mondial sur la migration de main-d’œuvre. Les activités de l’OIT sont guidées par ses conventions spécifiques à la migration. Au cours des dernières années, l’OIT a également promu le Cadre multilatéral pour les migrations de main-d’œuvre, compendium de principes et de directives non contraignants pour une approche de la formulation de politiques relatives aux migrations de main-d’œuvre basée sur les droits.

94 pour cent des travailleurs au Qatar et 50 pour cent en Arabie Saoudite sont des migrants

Au Moyen-Orient, la proportion de migrants par rapport aux travailleurs locaux est la plus élevée au monde, en particulier dans les États du Conseil de coopération du Golfe. En Jordanie et au Liban, les migrants représentent aussi une partie importante de la main-d’œuvre, notamment dans des secteurs tels que la construction et le travail domestique. Près de la moitié des travailleurs migrants de la région sont des femmes.

Dans les États du Conseil de coopération du Golfe, l’organisation des travailleurs migrants et la protection de leurs droits ont été incorporées dans les priorités syndicales. Le dialogue de politique générale sur les migrations de main-d’œuvre et la promotion de la convention (n° 189) sur les travailleuses et travailleurs domestiques, 2011, ont été impulsés dans un certain nombre de pays du Golfe. En Jordanie, la politique d’inspection du travail a été élargie et la couverture des lieux de travail employant des migrants a été améliorée. Simultanément, une politique syndicale concernant les travailleurs migrants a été élaborée et des activités de sensibilisation ont été menées dans tout le pays afin de permettre à tous les travailleurs d’avoir connaissance de leurs droits et des avantages qui s’y rattachent, et de comprendre comment leur situation peut être améliorée par l’action syndicale.