Égypte

Une voix

Ahma Refaat, syndicaliste égyptien du Caire, combat pour la justice sociale depuis des décennies.

Ma première arrestation remonte à 1977, lors d’une manifestation contre l’augmentation du prix du pain pendant la présidence d’Anouar el-Sadate.

Depuis lors, Refaat a subi d’innombrables arrestations, la plus récente remontant aux manifestations du 25 janvier 2011, qui ont porté au pouvoir en Égypte le premier gouvernement démocratiquement élu.

L’un des effets des protestations de masse a été la formation de la Fédération égyptienne des syndicats indépendants, qui a brisé un monopole de six décennies sur le mouvement syndical. Beaucoup d’autres syndicats indépendants sont apparus depuis lors.

Pourtant, la révolution n’est pas encore achevée pour Refaat et d’autres militants : elle ne le sera pas avant que les travailleurs, les employeurs et la société civile soient impliqués dans le processus décisionnel.

Les restrictions imposées aux syndicats doivent être levées et le dialogue social poursuivi avec sérieux si nous voulons faire de l’Égypte un pays où tous les Égyptiens aient leur place.